la Zaouia des "18 Garants"
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la Zaouia des "18 Garants"
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  • Hafid Tilouloute
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Name: Portail Officiel d'El Mers
Personne Référence: Hafid Tilouloute
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Description Scientifique
El Mers et les Douars environnants se distinguent par de nombreux monuments, certains remontent à une date d'avant J.C, d'autres reviennent à la dynastie des Idrissides, et certains à l'époque du protectorat.\r

Le Douar Taghzoute est le siège de la Zaouia "18 Damen\" veut dire la Zaouia des "18 garants\", elle est un asile sacré héréditaire qui se retransmet de père en fils depuis l'époque de Sidi Ali Ben Yahya. Ces "18 garants\" étaient des saints disait-on qui garantissent tout ce qui a rapport à la gérance et la bonne marche de la Zaouia.\r

La Zaouia est une sorte de tente appelée \"TAMZYIDA\" veut dire \"Mosquée\" elle est déménageable, selon le mode de vie des gens de la Tribu qui étaient presque des nomades toujours en déplacement. La Zaouia est un lieu où on faisait des prières collectives et individuelles à chaque fois que le muezzin appelle à la prière, comme il est le cas de toutes les mosquées, Elle était évidemment aussi une école où l'on apprenait le Coran, le hadith, et les règles du Fikh\" islamique. Plusieurs promotions des \"fkihs\" compétents ont été sortis de cette grande école coranique sacrée tout au fil des générations; aujourd'hui, de ce côté, les activités ont été beaucoup diminuées en général à cause de l'exode rural, eu égard à l'enseignement scolaire et à la vie moderne qui pousse ses racines de plus en plus loin pour que les besoins deviennent aussi de plus en plus exigeants sur tous les plans culturel, social, économique, etc, les citoyens selon leur degré de capacité pécuniaire se retirent hors de la Tribu, aux lieux où ils peuvent subvenir à leurs besoins et garantir l'avenir de leurs enfants.

Parmi plusieurs vieux objets, on y garde encore jusqu'à nos jours le manteau de Sidi Ali Ben Yahya appelé \"Takhnifte\"d'où on le surnommait \"Boutakhnifte\", deux baguettes de cuivre d'un peu moins d'un mètre de long s'y trouvèrent encore, celle de Sidi Ali Ben Yahya et celle de son petit fils aîné Sidi Ahmed, datant depuis le 17° siècle. Une marmite de bronze avec son couscoussier y sont aussi encore conservés, ils datèrent de la même époque, et ce, depuis que la Zaouia se trouva un jour à l'aube dressée à côté de la tente de Sidi Ali Ben Yahya, munie de ces deux ustensiles, dite EL-MENZOULA\" qui veut dire la \"descendue "
Selon le recueil des récits transmis de père en fils, Sidi Ali Ben Yahya avait eu des contacts avec le Sultan Moulay Ismail à Fès.\r

Parmi les manuscrits archivés par les dirigeants de la Zaouia, il s'est avéré qu'il y avait eu un échange de correspondance entre ces dirigeants et le Sultan Moulay El HASSAN 1er à l'issue de sa visite à la région d'El-Mers.\r
La Zaouia jouait un rôle très important sur tous les plans, social, culturel, économique, politique et religieux au niveau de la Tribu des aït Seghrouchen et aussi même au niveau des tribus voisines, ce rôle consiste à régler pacifiquement des problèmes de tout genre (pillage, contestation etc), sans avoir recours aux autorités concernées, surtout au temps du Siba et du protectorat. Des gens maltraités ou dépouillés de leurs biens par des agresseurs impitoyables, viennent chercher asile en ce culte pour leur rendre leurs biens et leur dignité, par l'intermédiaire des dirigeants de la Zaouia, ces exploiteurs oppressifs qui leur ont causé de la pillerie ou autres contreverses, se voient forcés d'accepter la conciliation de peur qu'ils leur arrive du mal.\r

Prenant à titre d'exemple, les deux tribus d'Enjil, à \"Aïn El-Khatem, lorsque les gens de l'une de ces tribus sont venus à la Zaouia pour demander un rétablissement de paix entre les deux tribus à la suite d'un conflit porté à la contestation entre elles, c'était Sidi M'hamed Bouyzmaoune fils aîné de Sidi Ahmed qui était allé en vue de procéder à la conciliation, l'histoire est longue à raconter ici, en bref, arrivé sur les lieux où ils ont dressé des tentes, un malentendu s'est avéré pour question d'humiliation portant atteinte à Bouyzmaoune de la part de l'autre tribu, pour s'être vêtu en habit de laine, en se disant que celui-ci est un berger et non pas un Sain, Bouyzmaoune, ramassa quelques brins dont il souffla dessus, ceux-ci prennent feu qu'il jeta devant la réunion en leur disant que l'affaire n'est pas dans l'aspect extérieur ni dans le port de beaux habits.\r

Le feu se propage dans leur récolte et dans leur campement.\r

Bouyzmaoune, remonte sur sa mule pour rebrousser chemin, on l'avait poursuivi à toute allure, mais celui-ci refusa de s'arrêter, jusqu'à ce qu'on a égorgé un veau devant sa mule; de retour sur les lieux, il traça un cercle à l'aide de sa baguette pour arrêter l'avance du feu. Quand l'affaire de conciliation fut conclue, on lui offrit une fille comme épouse, c'est la mère des Aït Abdelhadi d' Ijerghni, descendants de l'un des fils de Bouyzmaoune.\r

Les malades et ceux touchés par les démons ou par les mauvais esprits géniaux, y passèrent des nuits pour se retrouver parfois guéris dit-on par la Baraka des saints qui dominent la Zaouia, les dires ont été confirmés par les malades eux-mêmes ou par des témoins oculaires. La Zaouia est aussi un asile pour les voyageurs à pied qui transitent par ces lieux, où ils passèrent la nuit en étant nourris et logés.\r

LES MIRACLES DE LA ZAOUIA\r

Taleb Lhoussaine "82 ans\" décédé, que Dieu ait son âme, témoin oculaire, racontait, :« un jour lorsqu'on a fait déménagé la Zaouia de Taghzoute vers la vallée d' \"EL-JOUA\" c'était le début de l'été,\"Tamzyida\" est chargé sur une mule qui précède la caravane de déménagement selon les coutumes traditionnelles, arrivé à hauteur d'un vaste champ de blé traversé par la piste que doit suivre la caravane, soudain, le propriétaire du champ de blé apparut, prit la bride de la mule de tête qui transportait la Zaouia \"Tamzyida\", la fit dévier hors de la piste habituelle pour que la file ne traverse pas son blé. A ce moment là, un petit nuage apparut au-dessus de son champ de blé, puis grandit et devint noir, tout à coup, le tonnerre surgit, et d'un clin d'œil sa récolte fut ravagé par la grêle, sans que les champs voisins n'aient été touchés, Plusieurs cas miraculeux comme celui-ci ont été enregistrés disait-il ».


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