Aguerd Mellah
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Aguerd Mellah
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  • Mohammad Al-Amine ELMIR
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Synagogue aguerd plan

Description Scientifique
A l‘extrémité est du village d’Aguerd juste en bas de la falaise rocheuse, se trouve le mellah, quartier qu’occupait jadis, la communauté juive de la région. Cette population pratiquait en plus du commerce, des métiers traditionnels divers tels la bijouterie et le tissage. Vers 1940, plus de 19 familles habitaient ce mellah. En 1945, ce nombre n’était que de quatre. Les juifs ont quitté le village vers Essaouira à cause de la famine et des maladies qui ont touché la région à cette époque. C’est en 1948 que le dernier habitant juif, un certain Makhlouf a quitté Aguerd.

Totalement abandonné en état de ruine, il ne subsiste actuellement de ce mellah que les ruines de ruelles, d’habitations dont certaines sont réutilisées par les musulmans après le départ de ses occupants juifs et d’une synagogue connue sous le nom de lknasit. Cette dernière, bien qu’elle soit en mauvais état, offre un plan presque carré. Le bâtiment est composé de plusieurs annexes. On y entre par une petite porte à partir d’une ruelle et un long couloir qui conduit du côté ouest vers un espace d’ablutions constitué de quatre latrines et du côté est vers un vestibule qui permet en traversant une cour à ciel ouvert (longueur=5,70 m, largeur=3,40 m), de donner accès à la salle des prières. Cette dernière est de forme presque carrée. Ses côtés mesurent 6,20 m d’est en ouest et 5,40 m du nord au sud. Elle est entourée d’un mur en brique de terre crue auquel est adossée une banquette en maçonnerie de pierre large de 0,56 m et qui entoure toute la salle. Dans le coin nordouest se trouve une petite pièce dont il est difficile de définir la fonction. Dans le coin sud-est une niche donne accès à une pièce plus petite qui servait sans doute de bibliothèque pour les fidèles. On y trouve toujours à l’intérieur, des pièces effritées de feuilles de papier écrites en caractères hébreu.

Ce monument religieux s’articule autour d’un petit pavillon central doté d’un puits de lumière que portent quatre piliers à deux dosserets espacés les uns des autres de deux mètres. La salle des prières est couverte d’une charpente traditionnelle en bois de palmier. Au sommet de sa façade ouest qui donne sur la cour, six petites niches sont aménagées pour lui assurer plus de lumière et d’aération.


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