The Economic and Maritime Ativities of Tetouan
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La ville de Tétouan est capitale diplomatique jusqu'en 1772 avec ses représentants étrangers, le personnel qui est lié à cette présence, ses passages des cortèges de bassade et de voyageurs étrangers, ses visites de rédempteurs appelés par l'important groupe d'esclaves présents à Tétouan. Ces influences extérieures formeront un de ces héritages la fma gré ma bien qu'ayant perdu au profit de Tanger cette fonction consulaire, Tétouan connaît un vif renouveau dans les deux grandes décennies de 1825 à 1846. Elle sera un des pivots de la résistance algérienne à l'entreprise française : accueillant des Algériens qui laisseront leur marque d'Abd el Kader et exprimant à nouveau son esprit de foi, de liberté et de résistance. La ville possède une organisation politique originale. Elle est fondée sur une oligarchie de vieilles familles et de rands commerçants appuyant une famille dominante dont la liberté reste grande à l'égard du centre étatique.\r
la colonie marchande appuie et s’appuie sur le pouvoir les gouverneurs sont non seulement de grands administrateurs, des hommes de guerre, des lettrés, mais aussi des commerçants extrêmement avisés. Ils trafiquent pour eux-mêmes arment des navires, s'associent par des concessions rémunératrices à telle ou telle famille\r
-Tétouan sera, un long temps et tout en même temps, centre de commerce, base militaire, foyer d'artisanat prospère et original, principale place financière dû Royaume, creuset culturel.\r
Comme foyer de redistribution, Tétouan est en grande partie, d'abord liée à la fortune de Cadix.\r
Un système compliqué faisait que les navires apport marchandises à Cadix et que, de là, elles étaient redistribuées par de petites barques genoises ou françaises sur Tétouan. Il y avait certes beaucoup de liaisons directes Souk al-hout el-kdim. mais l'essentiel néanmoins des échanges procédait du commerce circuiteux qui va de Tétouan à Alger, d'Alger à Livourne, de Livourne à Marseille.\r
Quelques places, comme Livourne, port franc et neutre, ou comme Cadix.\r
sont des ports de redistribution des mers du Nord et des relais. Les liens maritimes s'étendent jusqu'aux ports d'Angleterre, du Danemark, et aux ports d'Orient comme Constantinople et Tripoli\r
Appuyés à partir de 1714-1715 sur Gibraltar, port essentiel de Fès avant Larache Tétouan, dans ces années de faste, est le premier et le plus important des ports Marocains, celui dont le trafic surpasse celui de Rabat-Salé. Ces échanges consistent ex-importationde produits européens, en exportation de cire, de cuir, de fruits frais,.\r
Etc.\r
- Le commerce de Tétouan est de redistribution régionale, nationale, voire internationale. II s'étend vers Fès et plus loin encore, vers le grand Sud. Tétouan assumera jusqu'à 50% des importations et 20%s des exportations du Maroc. On y verra pénétrer avant tout autre port certain produit, tels que le thé, les pommes de terre, etc. D'autre part, l'importance de la soie grège, atteste, le long des siècles, de l'importation de la soierie et de la broderie, spécialité tétouanaise, et que les muriers des environs ne suffisent pas à alimenter. Signalons aussi l'exportation de plumes d'autruche, de dattes, d'ivoire, de gomme, c'est-à-dire de produits qui viennent du très grand Sud, aboutissement d'une route importante vers l'Afrique noire\r
- Port, centre commercial international, foyer de redistribution régionale, nationale et internationale, Tétouan est aussi, et restera longtemps place d'armes essentielle. Elle est la base arrière qui entretient les grands sièges périodiques et s longs de Ceuta. Elle a, en outre, ses propres marins, ses gardes, ses railleurs, sa fabrique d'armes et son petit chantier naval. Ses défenses propres sont périodiques- ment renforcées: la dernière batterie armée de neuf pièces de canon est construite en 1830-31 en avant de la porte de Terre.\r
L'importance maritime et commerciale, les relations extérieures en font la pre placer financière du Royaume jusqu'à l'essor concurrent de Tanger. Elle importe des piastres d'Espagne, monnaie du grand commerce. Elle exporte de la poudre d'or et de l'argent. Elle assume, un temps, entre un tiers et la moitié du commerce du numéraire transitant dans le pays. On y trouve encore, au début du XTXème siècle, plus de facilité à s'y procurer des crédits que dans tous les autres ports marocains et ses banquiers sont célèbres au-delà du Maroc lui-même\r
Cette puissance va se traduire évidemment dans l'apogée de la civilisation.\r
Cette puissance va se traduire évidemment dans l'apogée de la civilisation Tétouan est par sa position, la ville marocaine qui a le plus de lignes régulières avec L'Alger turc, mais aussi avec le Proche-Orient. Déjà commencent à s'embarquer des pèlerins· Lc pèlennage semestre se maintient. certes, vivace, mais il est bien ta complète par le pèlerinage maritime. C'est aussi le départ de ceux qu'on appelle les caravaneurs. Ce sont des bateaux qui vont de port en port, spécialité des Ragusins du Dubrovnil actuel. Les Ragusins viennent à Tétouan, apportent des marchandises à Alger, le remporte à Tunis, puis à Tripoli, en ramène à Alexandrie, vont jusque dans les ports syriens, et recommencent au retour, ce trafic qui est celui des tramps' actuels, de c navires vagabonds en quête de marchandises. Dans le port aussi les influences orientales que Tétouan fut un res ports les plus actifs du Maroc semblé invraisemblable aujourd'hui. La ville a sept kilomètres de la mer n'est bordée que d'une maigre rivière, l'Oued Martil, à l'embouchure envasée. Son rôle, que semble exclure la géographie, est méconnu par l'histoire\r
L'activité maritime de Tétouan est d'abord liée à la refondation de la ville par les Andalous, Morisques expulsés d'Espagne et dont le dernier flot arriva en 1610\r
La ville devint marché prospère entre la plaine et la montagne, entre la mer et l'intérieur. Elle participa surtout au développement de la course. Elle va y jouer un rôle particulier, mais de premier rang. Elle contrôle le détroit. La région plus boisée qu'aujourd'hui, fournit l'ossature du chantier naval. Des pays du Nord viennent les gréements, les compléments métalliques. On s'inspire des carabos locaux. On y construit chébecs et demi-galères, Salé fournissant les voiliers de plus fort tonnage.\r
Les navires tétouanais s'attaquent aux petits bâtiments qui animent le cabotage espagnol, si actif en l'absence de chemins et de sécurité pour les communications par terre. Sa rivière, plus nourrie et accessible qu'aujourd'hui, sert de refuge aux embarcations de petit tonnage, assez sûre, accueille ceux de plus forte portée. Un fort en défend l'accès.\r
Tétouan forme aussi doublet avec Larache sur l'Atlantique. Les ports se Complète et contrôle l'extrême Méditerrané occidental qui, pour les Marocains, englobe l'aire de Cadiz. Tétouan demeure une liaison avec la flotte de course turque qui y trouve parfois refuge, ravitaillement, bon placement, course prise et Leyréquipage qui seront souvent revendus aux Juifs de Livourne.


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